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COUPS DE CŒUR 2019 – Alexandra Dublanche

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LIBERTÉ, ÉGALITÉ, SÉCURITÉ pour les Franciliennes

En tant qu’élue politique, entrepreneuRE ou mère de famille, la défense de l’empower-ment féminin et l’égalité homme-femme sont des convictions profondes ancrées en moi et dont nous avons fait une priorité absolue de notre politique à la région Ile-de-France.

Avec Valérie Pécresse, nous avons décidé de mener notre action en faveur des femmes sur trois fronts : liberté, égalité et sécurité pour les 6,3 millions de Franciliennes.

La liberté, c’est d’abord donner confiance car la réussite au féminin est avant tout un état d’esprit. Nous voulons faire sauter ce plafond de verre. Car il y a pire qu’avoir peur d’échouer : c’est de ne même pas essayer.

Il faut transformer les mentalités dès le plus jeune âge. Ainsi, depuis 2016, nous agissons à travers le dispositif – OLYMPE – pour encourager les jeunes filles à s’engager au lycée dans des filières technologiques et scientifiques.

Nous avons aussi lancé une campagne pour que les filles participent plus activement à la transition numérique quand on sait que l’Ecole 42 compte moins de 10% de filles ou que seulement 13,5 % des emplois dans l’Intelligence Artificielle sont occupés par des femmes.

Il faut surtout permettre aux femmes d’entreprendre, à tous les âges. Ainsi, 50 % des personnes accompagnées dans leur création d’entreprise d’ici 2019 seront des femmes contre 39% aujourd’hui. La Région soutient par exemple l’incubateur Paris Pionnières qui a déjà accompagné plus de 350 start-up créées par des femmes.

Un deuxième axe de notre action est de favoriser l’égalité. Nous aidons les femmes à concilier au mieux vie personnelle et vie professionnelle grâce au soutien apporté à des lieux de garde aux horaires amplifiés ou décalés ou en généralisant le télétravail pour les services de la Région. Nous prenons en effet des dispositions pour être le plus exemplaire possible en mettant des femmes aux postes clefs, en supprimant les séances de nuit ou encore en remboursant les frais de garde. La discrimination à l’embauche demeure, hélas, encore souvent une réalité. Nous efforçons de l’éradiquer en finançant – à hauteur de 251 500 euros en 2017 – 15 associations qui luttent contre toutes formes de discriminations.

La sécurité est le troisième levier sur lequel porte notre action pour le droit des femmes. Les chiffres sont terrifiants : 30 femmes ont déjà été tuées en France depuis le début de l’année. Nous avons fait des violences faites aux femmes notre grande cause régionale en 2017 et agissons concrètement en doublant le contingent de logements sociaux pour les femmes victimes de violences. Nous avons aussi mis en place un système d’alerte anti-harcèlement dans les transports franciliens via le numéro 3117. Enfin, nous avons ouvert au mois de décembre un centre d’hébergement d’urgence et de réinsertion mères-enfants temporaire dans notre ancien siège, en partenariat avec la Croix-Rouge.

Liberté, égalité et sécurité pour les Franciliennes, voilà notre mot d’ordre ! Mais c’est aussi à nous, Mesdames, qu’il appartient d’agir, en osant entreprendre et casser les stéréotypes. Soyons audacieuses ! Sachons nous entraider ! Faisons face. Soyons des femmes d’aujourd’hui !

A propos d’Alexandra Dublanche
Vice-présidente chargée du développement économique, de l’agriculture et de la ruralité, Alexandra Dublanche est également conseillère communautaire et adjointe au Maire de Sartrouville (Yvelines) où elle est en charge de la politique de la ville et des Transports.
Après des études en école de commerce (ESCP Europe), Alexandra Dublanche débute sa carrière dans le cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Company en Allemagne. Trois ans plus tard, elle rejoint le cabinet du Ministre Luc Chatel, où elle est en charge des affaires économiques et des finances publiques au Porte-Parolat. De 2010 à 2012, elle effectue un Master d’Administration Publique à l’Université de Harvard avant de rentrer en France en novembre 2012 et de rejoindre le Cabinet de Valérie Pécresse au Conseil Régional d’Ile-de-France. Elle est élue conseillère régionale en décembre 2015 et élue présidente de la Commission du Développement Économique, de l’Emploi et de l’Innovation. Également chef d’entreprise, Alexandra Dublanche est co-fondatrice d’une start-up de stratégie électorale.

 

COUPS DE CŒUR 2019 – Anne-Laure Thomas Briand

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Directrice Diversités et Inclusion France du Groupe L’Oréal, Anne-Laure Thomas Briand, nous parle de son combat contre le syndrome de Williams et Beuren, maladie génétique rare.

Si nous devons décrire Anne-Laure Thomas Briand, nous dirions qu’elle est avant tout une super wonder woman de cœur et d’action. Mais où puise t’elle toute son énergie, cette vitalité, ce dynamisme ?

Vous la rencontrez lors d’un petit déjeuner, elle vous met une pêche d’enfer pour toute la journée voire la semaine, au revoir tous les petits soucis, retour à la vie et à ses rayons de soleil.

Ne lui parlez pas de petits bobos, elle a remède à tout. Mais comment fait-elle? Anne-Laure, Directrice Diversités et Inclusion France du Groupe L’Oréal, trésorière de l’Association Tous en stage « pour aider les jeunes de 3eme et « a co-fondé et est vice-présidente de l’association Autour des Williams depuis 2002. Pour le plus grand bonheur des familles, Ophélie Meunier est venue retrouver l’association Autour des Williams en tant que Marraine.

Comme elle l’explique si bien : « Ce fut une évidence à la naissance de mon fils Marius, il fallait que j’apporte mon soutien aux familles, que je ne les laisse pas seules face au diagnostic et surtout que je contribue au bien-être et de la joie des enfants porteurs du même syndrome, le syndrome de Williams et Beuren ».

Même si le syndrome de Williams et Beuren est très peu connu en France, il concerne 1 naissance sur 10 000.

Le syndrome de Williams-Beuren est une maladie génétique rare liée à la perte d’un fragment de chromosome 7. Il se traduit par une malformation cardiaque, un retard de développement intellectuel et des caractéristiques physiques particulières. Les personnes porteuses du syndrome de Williams ont une appétence pour la musique et une sociabilité hors norme.

Les soins sont nombreux et réguliers : orthophoniste, éducation spécialisée, pédopsychiatre, psychomotricité, ergothérapie, kinésithérapie…

C’est pourquoi tous les jours elle se bat pour trouver des dons pour financer le plus de soins possibles aux enfants, organiser des rencontres solidaires pour les familles et financer des projets pour faire avancer la recherche médicale.

A propos de Anne-Laure Thomas Briand
Après 8 années chez KPMG Consulting France en tant que consultante en charge de la conduite du changement et des projets de communication, J’ai rejoint le Groupe La Poste. J’ai commencé à travailler sur les projets liés à l’ouverture de la concurrence et notamment sur les changements et leurs impacts du métier de facteur. Très engagée en externe sur les droits des femmes et le handicap, j’ai ensuite mêlé centre d’intérêt et travail en créant La Direction Diversité de La Banque Postale
Après 4 ans, j’ai retrouvé le groupe La Poste sur le développement RH puis en tant que Directrice de la Diversité et de l’égalité des chances pour les 260 000 collaborateurs du Groupe.
En mars 2017, je suis venue retrouver pour mon grand plaisir L’Oréal en tant que Directrice Diversités et Inclusion pour la France.

COUPS DE CŒUR 2019 – Danielle Desguées

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Danielle Desguées, Directrice générale de BGE PaRIF, accompagne depuis près de quarante ans les porteurs de projet dans leur réussite professionnelle. Elle nous rappelle combien les femmes sont des atouts précieux pour l’essor économique d’un pays et combien il est nécessaire qu’elles affirment davantage leur esprit d’entreprendre.

MESDAMES OSEZ ENTREPRENDRE !

La sous-représentation des femmes dans la conduite des entreprises est un préjudice pour l’économie française.

Les femmes représentent l’actif économique le plus sous-utilisé au sein de l’économie mondiale, et si l’égalité était parfaite entre hommes et femmes, aussi bien en matière de participation au marché de l’emploi et de salaire que de taux entrepreneuriat, la France gagnerait 9,4 % de croissance sur 20 ans, soit 0,4 % par an. Un enjeu de taille !

La France est pourtant bien placée puisque la place des femmes au sein du marché du travail est de 83,4 % dans l’Hexagone, contre une moyenne de 78,4 % au sein de l’Union européenne. En revanche, en ce qui concerne l’entrepreneuriat féminin : il se situe à 34,4 % dans l’Union européenne, et seulement à 28 % en France. Le potentiel de l’entrepreneuriat des femmes est donc majeur.

Quels sont ces obstacles ?

Ce sont d’abord les préjugés qui constituent des barrières psychologiques à l’entrepreneuriat féminin.

Les femmes se mettent des freins par manque de confiance, seulement 29 % d’entre elles s’estiment capables de mener à bien la création d’une entreprise, contre 42 % pour les hommes.

Lorsque l’on pense « femme entrepreneure », on pense d’abord aux difficultés et de nombreux clichés apparaissent liés notamment à la compatibilité avec une vie familiale, qui découragent les femmes qui veulent créer leur entreprise.

« Le syndrome de l’imposteur » est assez présent chez les femmes. Elles estiment bien à tort qu’elles ne sont pas suffisamment capables ou créatives, malgré des preuves de réussite.

Les femmes font face à des tensions permanentes afin de mener de front projets familiaux et création d’entreprise. La porosité des sphères professionnelles, familiales et personnelles rend difficiles certains arbitrages et incite les femmes à un réajustement permanent de leurs priorités, qui s’exerce souvent au détriment du projet entrepreneurial : les projets professionnels du conjoint, la naissance et l’éducation des enfants sont ainsi autant de facteurs susceptibles de venir ébranler ce projet.

Par ailleurs, le regard des hommes envers l’entrepreneuriat féminin demeure compliqué, il s’exprime couramment par un manque de prise au sérieux ou d’intérêt envers certains projets portés par des femmes.

Leur performance est pourtant à valoriser puisque une fois passé le cap des 5 années, les entreprises dirigées par des femmes surpassent, en performance, celles qui sont dirigées par des hommes. Cette réussite est très certainement liée à leur volonté de se former davantage.

Au-delà de ces aspects, la levée de certains freins à l’entrepreneuriat féminin réside dans une modification profonde des représentations sociales liées à la place des femmes dans la société et dans un rééquilibrage des rôles et des fonctions domestiques au sein du foyer.

L’envie d’entreprendre est liée à l’éducation, à l’exemplarité et aux influences du quotidien.

A partir de ces prises de conscience nous devons mettre en œuvre des programmes volontaristes et ambitieux, à l’image de la parité en son temps. Il faut, par exemple, afin de stimuler les vocations, sensibiliser au plus tôt à l’entrepreneuriat féminin dans les collèges, les lycées et dans l’enseignement supérieur.

C’est dans cet esprit que la région Ile-de-France a mis en œuvre un programme d’ampleur « Entrepreneur # Leader » qui vise le soutien à l’entrepreneuriat du plus grand nombre avec un objectif de 50 % de femmes accompagnées dans leur projet.

En 2018, ce sont 24 300 femmes, soit 50% des créateurs que nous avons soutenus, qui ont été accompagnées à la création d’entreprise par notre Réseau national d’appui aux entrepreneurs BGE.

Nos couveuses Lab qui sécurisent leur parcours en leur donnant accès à notre KBis, et donc au droit de commercer sans créer leur entreprise dans un premier temps, concerne près de 80 % des femmes entrepreneures en test. Nos actions jouent un rôle positif et contribuent indéniablement à lever certains obstacles.

Animé par l’ambition de démocratiser l’entrepreneuriat, il s’agit pour notre réseau de ne pas centrer notre accompagnement uniquement sur le projet, mais de décrypter l’ensemble des dimensions constitutives de la démarche de création d’entreprise : le parcours professionnel antérieur, les motivations, mais également le contexte social, les ressources familiales et personnelles dont disposent les femmesafin de leur permettre de maîtriser les compétences entrepreneuriales nécessaires à la viabilité de leur projet.

Ce travail, les experts BGE le mènent au contact des entrepreneurs dans le cadre d’un parcours d’accompagnement sur-mesure, avec une mise en réseau afin de briser leur isolement, en mixant suivis individuels et formations collectives, et en donnant accès à une gamme d’outils numériques dédiés à la création et au développement de l’entreprise. Ce parcours s’adapte aux besoins, aux enjeux et au rythme de chacune car il est indispensable de se concentrer sur son projet entrepreneurial pour sortir des représentations

Notre modèle d’accompagnement à la création d’entreprise a permis, depuis 40 ans, la création et la reprise de 400 000 entreprises sur tout le territoire.

Il faut croire en vous mesdames et vos interlocuteurs seront convaincus !

A propos de Danielle Desguées
Passionnée par l’entrepreneuriat, elle met 40 années d’expérience dans la création, la reprise et le développement d’entreprises en France et en Europe, au service des porteurs de projet. « Nous constatons tous les jours que l’accompagnement des entrepreneurs est essentiel à la réussite de leur projet et la pérennité de leur entrepriseet pourtant 8 créateurs sur 10 ne rencontrent personne avant de se lancer. Notre réseau d’experts est à leur écoute pour les accompagner sur ce chemin ».

COUPS DE CŒUR 2019 – Yasmina Jaafar

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Journaliste et fondatrice de la laruchemedia.com, Yasmina Jaafar, en experte des systèmes médiatiques, s’alarme de l’abandon d’une approche culturelle de notre monde par la télévision, au profit du sensationnel et d’une immédiateté trompeuse qui brident la pensée.

Télévision : distraire, informer, instruire et la culture bordel !

Notre France vit une révolution forte et les mouvements récents viennent nous questionner en profondeur. Je constate une énergie du conflit, une envie d’en découdre, une dégradation dans les rapports humains, une difficulté à la relation. La relation est en danger ! Le rapport à l’autre n’est pas soigné. Les hommes et les femmes se taisent et se comparent.

Le mouvement du 17 novembre portait « des revendications justes et légitimes ». Les médias et ses nombreux commentateurs – dont trop peu de commentatrices, comme il est bon de le souligner en cette journée de la femme – trimbalent cette phrase comme un slogan. A force, elle ne transpire plus et les nuances se noient dans un brouhaha médiatique empreint de violence. Je dis attention de ne pas oublier dans tous ces échanges et dans ces nombreux débats : la culture.

La culture. Ce mot féminin rarement portée par une femme dans les médias. Léa Salamé et Stupéfiant ! forme une exception… Ce mot qui fait peur aux chaînes de télévision, aux fabricants de programmes et aux artistes eux-mêmes qui parfois n’hésitent pas à se censurer pour exister. Exister mal, mais exister ailleurs. Exister quand même quitte à se trahir. Nous devons nous le réapproprier. Ne l’abandonnons pas au néant. A une poussière boueuse. Il est impératif de saisir toutes les facettes de cette crise. Et puisque crise/crisis signifie « assaut » « opportunité à saisir » en latin alors prenons le pour dit et envisageons cet événement et ce tremblement comme l’instant où nous pouvons nous rassembler par la culture, via la culture et grâce à la culture.

Aucun peuple ne survit sans culture. Elle est le socle commun. Celui sur lequel nous naissons, nous vivons et nous mourrons. La culture invente le lien entre les Hommes et les Femmes. Oh oui c’est bateau et facile diront certains cyniques, blasés et égoïstes mais dire, redire, répéter, rappeler, soumettre, transmettre est fondamental aujourd’hui. L’agressivité fait rage. Les colères s’affichent librement sans plus aucune retenue jusqu’à tenter de cramer la maison d’un élu, jusqu’à défoncer la porte d’un ministère, jusqu’à l’écoeurement et le dégoût. Ces actes salissent au passage ce qui faisait la genèse d’une rebellion saine.

Alexis de Tocqueville disait dans « De la démocratie en Amérique » (1848), que là où il y a une révolte, il y a une avancée de la démocratie – Francis Yaiche, professeur des universités et membre du Club de La Ruche Média a développé cette idée ici. (Mettre lien hypertexte)- . Mais n’oublions pas que la culture doit faire partie du débat. L’école et l’Education Nationale nous apprennent à lire, à compter et à écrire mais il semblerait que l’essentiel ait été oublié : nous apprendre à dire et à penser.

La télévision a longtemps été pensée – par les hommes – comme un vecteur d’émancipation et d’ouverture d’esprit. Réalité ou désir vain ? Quoi qu’il en soit Mr Pivot, Mr Poivre D’Arvor, Mr Busnel, Mr Taddeï, Mr Durand…. – Que de « Mr » remarquez-vous ? – ont largement contribué aux belles heures de la Culture à la télévision pendant que d’autres intellectuels arguaient qu’il s’agissait là d’un vieux rêve positiviste : former et intéresser la masse à la culture, quelle utopie…

Ce média peut-être encore pensé – et désormais incluons les femmes pitié – comme un instrument culturel. En tant que productrice, en tant que française, en tant que femme, je ne souhaite pas abdiquer. Certes sous de Gaulle, le petit écran se devait de remplir une mission éducationnelle avec une mise en avant du patrimoine mais en 2019 rien n’est plus pareil. Seul l’info d’émotion et une téléréalité anémiée encombrent nos écrans alors qu’un mouvement inédit investit le champ social, politique et médiatique. La lucarne nous fournit que des boucles d’images à sensation sans mettre le doigt sur un angle culturel. Juste pour transmettre, la TV 2019 doit s’emparer de ce sujet pour faire entendre les revendications différemment. Elle doit convoquer l’histoire, les auteurs, les philosophes, les écrivains… Pourquoi ne sont-ils pas invités sur des plateaux télé ? Ou trop peu… Est-ce à dire que le mouvement des gilets jaunes m’intéresse pas l’élite culturelle qui croit voir s’énerver une bande de « beauf » couleur poussin ? Ou est-ce que ça n’est pas assez vendeur pour les diffuseurs de tendre le micro aux penseurs ?

Même si l’époque change, même si nous nous ne sommes éloignés d’une télévision artisanale, même si les défis économiques façonnent les programmes de masse, je souhaite encore possible de pouvoir parler de culture à la télévision. Je souhaite encore possible de pouvoir parler d’une télévision qualitative surtout en période de transition et de crise. J’espère une télévision mixte réellement représentative d’une France moderne et multiplie.

Les français et les françaises s’agitent depuis le 17 novembre. Les Français et les françaises veulent dire. Les Français et les françaises veulent participer et réagir mais ils doivent aussi penser. La culture nous y aide. Elle cimente, elle forge un esprit. Elle ne nous oriente pas. Elle ouvre, elle comble et elle vit. Vivons avec elle.

Elle comme France
Elle comme culture
Elle comme femme…

A propos de Yasmina Jaafar
Si ma mère a grandi à Marrakech et mon père à Fès, je suis née le 11 avril 1974 à Livry-Gargan en Seine saint Denis. Conseillère Artistique pour la télévision, j’ai travaillé pour Tout le monde en parle Thierry Ardisson, C dans l’air Yves Calvi. Puis auprès de Guillaume Durand pour Campus avant de rejoindre Canal Plus puis France 3 et Frédéric Taddeï pour Ce soir ou jamais. J’aurais aimé créer le personnage de Nana et je ne cesse de relire Romain Gary et Stefan Zweig.
Fondatrice du site www.laruchemedia.com et de la société La Ruche Média, je suis productrice et spécialiste communication politique/médias. J’interviens sur différentes antennes (Cnews, Public Sénat, France Info, LCI…).

Mes Publications
« Elle et moi » dans Eloge de la graisse (J-C Gawsewitch, 2006),
« Corps à corps » dans 11 femmes (J’ai lu, 2008),
« JMB, un autre regard » dans Basquiat Jean-Michel (Stéphane Million Editeur, 2009) 

COUPS DE CŒUR 2019 – Viviane de Beaufort

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Retrouver la confiance en soi, envers les autres et envers l’avenir, pour un monde plus harmonieux, est le combat par l’éducation mené avec passion par Viviane de BeauFort, Professeure titulaire à l’ESSEC, Docteure en droit européen, Chaire Jean Monnet.

S’engager pour changer le monde

Si je suis autant #EngagéeinEducation, c’est que « l’Education sauve le monde ». Devenue professeure par vocation, après un début de carrière à Bruxelles. Je cherche non à imposer un savoir (désormais très relatif à la vitesse où évolue le monde) mais à donner confiance aux jeunes, les faire participer, s’interroger, leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes et faire leurs choix, voire être rebelles – Et les aider dans leurs parcours. Ils m’enrichissent tant. (https://www.linkedin.com/pulse/quel-profdufutur-idea-mais-une-conviction-le-mode-prof-de-beaufort/)

Si je suis depuis mes 14 ans #EngagéeinEurope, c’est que la tentative ultime d’une démocratie moderne associant élections et consultations des citoyens, aux divers niveaux d’une fédération d’Etats, des Etats nations, des régions et du micro-local. Union européenne, modèle imparfait sans doute mais bâti sur des valeurs partagées et l’enrichissement de chacun par nos différences (« unis dans la diversité). L’Union n’est pas qu’un marché mais une communauté. C’est ce que je partage dans mes enseignements et sur mon blog : http://europe.vivianedebeaufort.fr. Je ne pouvais pas au détour de ce texte ne pas réaffirmer ma conviction, alors que les élections européennes font craindre une montée sans précédent des souverainistes.

Si depuis le 1er Women’s forum 2007, j’ai eu un déclic #Engagée in Gender Diversity et le #Women empowerment, c’est que j’ai la conviction que la vision « Au Féminin » porte en elle, la lutte contre l’obscurantisme, contre le pouvoir pour le pouvoir, contre la violence et les discriminations de toutes sortes. Je développe donc depuis 10 ans des travaux et des programmes dédiés aux femmes qui veulent accéder aux Conseils (Women Be Board ready-ESSEC), je travaille en lien avec les réseaux et les organisations pour agir #ToutesEnsemble sur des questions comme l’Egalite des carrières ou le développement des Women Business Angels (OwnyourCash).

Comme chercheur, je suis #EngagéeinGouvernancepérenne. Au CEDE-ESSEC depuis 2008, lors de mes travaux sur les fondamentaux de la gouvernance et la RSE, je n’hésite pas à faire des comparaisons entre gouvernement et gouvernement d’entreprise. J’interroge le droit et les politiques publiques, je porte l’engagement actionnarial comme vecteur de bonne gouvernance et le e-lobbying comme facteur de démocratie directe. J’achève un livre à paraître sur le E-lobbying outil ou déviance de la démocratie et une étude lourde sur l’engagement des actionnaires sur des sujets de société en France. Et j’alimente au quotidien un blog gender http://gender.vivianedebeaufort.fr

Enfin, #Engagée in le Club Gen #Startuppeuse ! Ce moteur-là est celui de l’amour pour ma fille Marine de Beaufort qui développe @VoyAgir, un projet #Tech4Good, plate-forme collaborative avec la logique du #çacommenceparmoi pour que le Tourisme soit plus responsable. La regarder faire m’a poussé à m’intéresser aux startups qui tentent de changer

le monde. Et, après un livre « Génération #Startuppeuse ou la nouvelle ère qui lui est dédié, j’ai tenté un mouvement de solidarité autour d’Elles. Une communauté d’expert/es bénévoles sur #Wirate en mode numérique et in «in real life» à l’ESSEC &Co soutient ces projets pour que les nouveaux modèles économiques et sociétaux portés par des femmes (avec des hommes engagés) survivent ( car ce sont eux pas rentables assez vite ou pas assez rentables qui manquent d’accompagnement et de financements). C’est ma transmission à l’égard de la génération d’après.

Engagée pour que demain soit européen, divers, innovant et construit sur d’autres modèles de gouvernance, des stratégies d’économie circulaire et des relations humaines ! Avec tous les hommes de bonne volonté, la #GénérationY – citoyenne du monde et en quête de sens – et pourquoi pas des robots. Au Féminin, contre l’obscurantisme, la destruction de la planète, les choix égoïstes, les pratiques indécentes de certains !

ET moi, à quoi je sers si je n’inspire pas les étudiants ? Si je ne transmets pas ? Si je ne suis pas apte à partager, diffuser sur les réseaux sociaux des valeurs ? Si je n’aide pas mes sœurs ? #cacommenceparmoi

A propos de Viviane de BEAUFORT
Professeure titulaire à l’ESSEC, Docteure en droit européen, Chaire Jean Monnet.
Directrice du CEDE, elle publie en droit européen de l’entreprise et en gouvernance publique et lobbying, est membre de plusieurs think-tanks, médias et institutions. Engagée de longue date sur la mixité comme vecteur de valeur ajoutée et d’innovation, elle a fondé le programme « Women ESSEC Empowerment » dont women Be Board Ready. Référente aupèrs de réseaux professionnels féminins,membre du comité de gouvernance de la CDC, adviser auprès de la FFA. Passionnée par la génération Y, elle a publié pour sa fille startppeuse,fondatrice de @Voy’Agir, l’ouvrage « Génération #Startuppeuse ou la nouvelle ère » et depuis développe pro bono le Club génénération #Startuppeuse pour les projets « Women TechforGood» hébergé à l’@Essec. Chevalier du Mérite et de la Légion d’honneur, à 58 ans c’est le devoir de transmission à la génération d’après qui la mue.

Blog : http://gender.vivianedebeaufort.fr/
LinkedIn : http://fr.linkedin.com/pub/viviane-de-beaufort/8/720/aa
Twitter : https://twitter.com/vdbeaufort
Youtube :https://www.youtube.com/channel/UCVw5ly2-5S1IxJF6MzdfJfQ

COUPS DE CŒUR 2019 – Pascale Abadie

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Pascale Abadie, Directrice de l’agence de design Moswo, a développé une nouvelle approche de l’aménagement des établissements de santé, le Design Hospitality, permettant d’accroître le bien-être des patients et des acteurs de santé à l’hôpital.

Comment améliorer la qualité de l’accueil et la prise en considération du patient en milieu hospitalier ?

La plupart des hôpitaux en activité aujourd’hui, n’ont pas été conçus pour faciliter le quotidien de ses usagers, aussi bien les patients, les visiteurs que le personnel soignant.

L’approche que j’ai développée, la Design Hospitality issue du Design Thinking, porte sur la prise en considération de l’utilisateur final et de ses besoins afin de proposer un environnement agréable et chaleureux susceptible d’apaiser son état d’anxiété ou de nervosité. Cette méthodologie permet d’apporter des réponses efficientes et de transformer l’espace en apportant des solutions design pour plus de confort et de bien-être à tous les acteurs de l’hôpital.

En abordant ce sujet, j’ai rapidement été confrontée à des problématiques de gestion des flux et de signalétique.

L’accueil constitue la première d’entre elles puisqu’il s’agit du premier contact entre le patient ou le visiteur et l’établissement. Ces espaces influencent la qualité de l’accueil et de l’orientation ainsi que la durée d’attente. En fluidifiant les circuits, nous participons à une meilleure autonomie du patient et lui proposons un parcours de soins plus agréable.

Pour participer à cette mutation en cours au sein du secteur de la santé (Hôpitaux, Cliniques, Ehpad, et résidences services), je me suis inspirée de mon expérience des projets d’hôtellerie et des bureaux où les espaces de travail sont en pleine mutation, axés sur le collaboratif et la convivialité. Dans la conception de leurs installations, les acteurs de ces secteurs attachent également une grande importance au bien-être de l’utilisateur et de leurs collaborateurs.

J’ai donc choisi de transposer ces codes au secteur hospitalier, notamment auprès du CHU de Nantes existant, le nouveau CHU n’ouvrira ses portes qu’en 2025. Intervenant également sur d’autres sites, nous pouvons être amené à intégrer le digital pour permettre une autonomisation du patient ou de ses accompagnants ou visiteurs, ou encore proposer des services en installant des espaces de co-working.

Directrice générale depuis 2016 de Moswo, agence de design à Nantes et à Paris, je développe la méthodologie de Design Thinking aux problématiques rencontrées dans le secteur de la santé afin d’améliorer l’expérience vécue par tous !

Cette matière est essentielle et favorise la définition de réponses extrêmement cohérentes et efficientes. Elle réunit des chefs de projet et différentes typologies d’acteurs au sein du personnel, des patients et des praticiens pour recueillir leur vision et leur expérience de l’hôpital existant.

Cette phase me permet de fournir des réponses personnalisées et adaptées.

C’est ma philosophie de l’action, guidée par la quête de sens et la conception centrée sur l’utilisateur.

A propos de Pascale Abadie
Issue d’une Ecole Supérieure de Commerce en 1985 et avec plus de 25 ans d’expérience, Pascale intègre Moswo comme Directrice Générale en 2016.
Pascale est spécialisée dans le management et la réalisation de projets corporate et d’architecture commerciale. Elle a développé une connaissance approfondie des espaces de services (hôtels, sièges sociaux, banques) et des projets d’évolution et de création de réseaux que ce soit en France comme à l’international.
Après Brand Image, Market Value, Dragon Rouge et Interbrand, elle crée Design Angels en 2010, structure légère et réactive centrée sur la stratégie de marques et le design global : architecture commerciale et identité visuelle pour les marques et les réseaux.
Elle reprend en 2016 la Direction Générale de l’agence de design MOSWO, PME de 20 personnes basée à Nantes et à Paris.
A ses yeux l’esprit d’équipe est un atout fondamental pour développer des projets tant architecturaux que corporate, apporter une vision stratégique à la marque tout en intégrant les attentes clients. 

Références : Accor / ADP / Altadis / Axa / Coca-Cola / Cerruti / Crédit Agricole / Indosuez / Deneuville / Elior / Intermarché / Kanébo / Le Tanneur /Louvre Hôtels / La Belle-iloise / L’Occitane / La Poste / Monoprix / PMU / Samsung / Yves Rocher / Total… 

 

COUPS DE CŒUR 2019 – Dominique Chevalier

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Fondatrice des ZACCELERATEURS DU MANAGEMENT, avec Jean-Michel Eberlé, et dirigeante du cabinet de coaching L’ART DU CHANGEMENT, Dominique Chevalier prône un co-apprentissage entre managers, pour renforcer leur agilité, initier de nouvelles formes de travail dans l’entreprise et finalement consolider leur leadership.

La Transformation des entreprises ou les nouveaux défis d’apprendre à « travailler autrement ».

Désormais, les entreprises doivent composer avec la généralisation de la digitalisation, le nouveau cadre législatif, la nécessité de faire évoluer les compétences, les modes de coopération alternatifs, les aspirations des collaborateurs aussi bien en termes d’environnement de travail que de manières d’interagir. Sans oublier les nouvelles générations qui porte une conception de l’épanouissement professionnel bien différente de celle de leurs aînés. Une foule d’ingrédients…, pour un cocktail explosif.

Et dans ces temps de transformation, « être manager » n’est pas vraiment une promenade de santé ! C’est une galaxie de nouveaux comportements à trouver et à apprendre pour s’adapter dans ses qualités d’exécution, d’anticipation et de mise en mouvement des équipes. C’est aussi vivre une position de responsabilité avec de la tension, du stress et de la pression. La réalité quotidienne d’un manager, c’est la solitude ! A la fois dans le vécu mais aussi dans le management. Et très peu de temps pour penser différemment sa pratique, pour s’oxygéner, pour se ressourcer et pour se réinventer !

C’est pour répondre à ce constat que j’ai co-fondé avec Jean Michel ÉBERLÉ les ZACCELERATEURS du MANAGEMENT. Nous accompagnons des managers confirmés, repérés par leur entreprise comme « Hauts Potentiels », « Talents » ou Managers « d’Avenir », pour développer leurs capacités à occuper demain des fonctions de direction générale.

Notre conviction est que la réflexion et le travail entre pairs inter-entreprises sur leurs sujets de management, la rencontre avec d’autres cultures et d’autres pratiques développent la maturité et l’agilité du manager pour instaurer des nouvelles formes de travail dans les équipes et dans les entreprises. Ces temps de partage, de réflexion et de co-apprentissage sur les enjeux de chacun, conduisent à une modification significative des comportements. En abordant de façon décalée les invariants du management et les sujets de la transformation des organisations, ces managers développent leur maturité pour être plus « solide » dans l’accompagnement de la transformation de leur entreprise.

Ces managers faciliteront la refondation des modes de fonctionnement et de management pour porter avec plus de sérénité les transformations de leur entreprise. C’est en prenant un temps d’avance que ces managers prépareront l’avenir de leur organisation !

A propos de Dominique CHEVALIER
Dominique CHEVALIER. Co-fondatrice des ZACCELERATEURS DU MANAGEMENT, dirigeante du cabinet de coaching L’ART du CHANGEMENT. www.leszam.com  & www.artduchangement.fr.
J’ai cofondé en 2018  avec Jean-Michel ÉBERLÉ un organisme de formation, «Les ZACCELERATEURS DU MANAGEMENT» pour consolider les managers dans leur leadership. Cet organisme a pour ambition de préparer les futurs dirigeants de demain.  Je suis également coach depuis plus de 20 ans auprès de dirigeants et de managers d’équipes que j’accompagne en individuel ou en collectif sur le développement des potentiels managériaux, sur la dimension humaine du changement et  sur l’impact des actions de transformation dans les entreprises en environnement complexe. 
J’anime des clubs de réflexion pour dirigeants dans le cadre d’un réseau « Association Progrès du Management » et je suis Professeure Affiliée à lESCP-Europe(Paris), où j’interviens dans des cursus inter-entreprises ou des programmes spécifiques intra-entreprises sur le leadership, le management, la communication interpersonnelle, la conduite du changement, et je pilotage des programmes de codéveloppement. 

COUPS DE CŒUR 2019 – Denise Oberlin

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Ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, Denise Oberlin nous livre un vibrant plaidoyer pour la liberté et le vivre ensemble.

Je suis une femme libre qui transmet. Je suis une femme libre qui œuvre à l’émancipation des femmes. Mais pas qu’un 8 mars ! Je suis une femme d’ombre et de lumière. Mais avant tout, je suis une femme libre née à Paris un 1er février 1941. Pupille de la Nation et orpheline à 18 ans de ma mère, veuve de guerre. Mes études diverses et variées, mais toujours avec mon esprit de curiosité, m’ont fait découvrir de nombreuses matières, et m’ont permis de terminer ma carrière professionnelle dans les secteurs industriel et agroalimentaire concernés pas tout ce qui touche la Qualité. Je reçois des mains du président de la République Nicolas Sarkozy, le grade de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite le 15 mai 2009, pour tous les services éminents rendus. Tout au long de ma carrière professionnelle, je me suis impliquée, et, continue, dans des associations nationales et européennes, qui défendent avec conviction les valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, le respect de soi et des autres, la tolérance, la liberté absolue de conscience, la dignité, les droits des êtres humains en général et en particulier ceux des femmes. Je pourrais affirmer que tout cela est acquis, détrompez-vous ! Gardons en mémoire, entre autre, le rassemblement du 19 février 2019 place de la République à Paris et dans toutes les autres villes de province. Je pourrais penser que tous ces mots ne résonnent plus comme ils devraient se faire entendre. Parce qu’ils font peur. Parce que certains ne souhaitent plus qu’ils retentissent. Parce que c’est plus facile d’être rien que d’aimer, chanter, vivre, être heureux et libre. Parce que c’est facile de voir la vie en rose et bleu et rouge et jaune et vert à petits pois. Parce que tous ces mots apportent la liberté, le bonheur, le sourire, l’émancipation et la réflexion. Ils apportent un tout qui fait du bien et qui nous mène à construire ensemble l’avenir de tous. Voilà pourquoi ils font peur. En outre, il est plus aisé de manipuler des gens malheureux, dans l’incertitude, dans l’insécurité que dans la bienveillance et la liberté. Eh oui ! Cependant, il y a un mot que j’affectionne particulièrement : « LIBRE ». Libre de mes mouvements, de mes pensées, de mes actes. J’agis en fonction de mes moyens, de mes facultés, sans entraver autrui. Cette liberté me sert tout au long de ma vie profane et sacrée. J’aide les femmes à se sentir femmes, à sortir de leur condition. À être libres ! Pour y arriver, il fallait que j’acquière ma propre émancipation pour pouvoir transmettre. Car là était bien ma vocation, transmettre des valeurs, faire sortir de l’être humain féminin sa quintessence. On pourrait penser que cet exercice est facile.

Oh non ! Femme que nous sommes, on nous a toujours appris à obéir au masculin… Voyez où cela nous mène !

Comme l’a dit Albert Einstein : « Un homme qui n’est plus capable de s’émerveiller a pratiquement cessé de vivre ». C’est pourquoi, il faut avancer ensemble femmes, enfants, et, hommes de progrès. Avancer ensemble implique une grande part de moi. Une grande part de nous tous, personnellement, individuellement et collectivement. Pour cela, je dois, nous devons apprendre, grandir, recevoir pour mieux donner. Si je devais en garder l’essentiel, ce serait : l’écoute, la prise de conscience de ses possibilités enfouies, la prise de parole et la parole juste. Même si je suis aujourd’hui une ingénieure à la retraite, je travaille toujours, voir plus qu’avant, car ces valeurs que j’ai toujours défendues, je les propage ou les transmets lors de mes différents voyages maçonniques, colloques, commissions ici et ailleurs. Dans mon livre « La Rose entre les dents », je retrace les plus de quarante années de maçonnerie féminine. Dont je fus de 2009 à 2012 la Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France. Jusqu’à la fin de mes jours, je continuerai à porter les voix qui m’animent c’est-à-dire la liberté et l’égalité de tous et pour tous. Jusqu’à la fin de ma vie, je transmettrai les valeurs humanistes qui m’habitent. Jusqu’à la fin. « Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée. » Henry James.

A propos de Denise Oberlin
Denise Oberlin, née au cœur de l’Ile Saint-Louis à Paris, de parents alsaciens, passe son enfance et son adolescence dans le quartier de la République. Elle connaît le Gaumont Palace, le TNP où elle voit jouer Gérard Philipe…
Orpheline à 18 ans, elle poursuit ses études et obtient un poste d’enseignante en physique-chimie pendant sept ans, puis, sa formation d’ingénieur l’entraîne au sein de l’association Qualité-France qui décerne les labels rouge et AB de l’agriculture biologique.  
Au fil de la vie, Denise Oberlin rencontre des Francs-maçons qui lui reconnaissent des valeurs de droiture et de vérité et la dirigent vers la G.L.F.F. où elle est initiée le 25 juin 1976. 

COUPS DE CŒUR 2019 – Maître Astrid Desagneaux

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Très impliquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’Association des Femmes Huissiers de Justice de France, présidée par Astrid Desagneaux a décidé de franchir un pas de plus fin 2018, en signant un partenariat avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), pour mieux accompagner ensemble les femmes victimes d’actes de violence, qui ont des ressources limitées ou qui ne peuvent pas bénéficier de l’aide juridictionnelle.

« 5000 actes gratuits pour les femmes victimes de violence conjugales »

« Il faut créer une chaîne de solidarité juridique autour des femmes victimes de violences… ». C’est en ces termes que la Présidente de l’association des femmes huissiers de justice, Astrid Desagneaux, a donné le coup d’envoi de l’opération le 13 décembre 2018 dernier, au ministère de la Justice. Une initiative saluée par la haute fonctionnaire à l’égalité femmes/hommes, qui a souligné l’immense élan de générosité partagé par toutes les professionnelles du droit et les intervenantes associatives, pour rompre le silence, l’isolement et favoriser la parole de ces femmes, afin de les amener à déposer plainte contre leur agresseur.

« Beaucoup de femmes n’osent pas faire la démarche de faire constater les violences. Il reste très difficile de franchir la barrière. Nous leur offrons la possibilité de nous contacter via une adresse mail », précise Astrid Desagneaux. – afhj.fnsf @scp-desagneaux.com

L’orientation des bénéficiaires est effectuée par les intervenantes de la fédération nationale Solidarité femmes entre les différentes associations régionales et locales, en fonction du domicile. « Elles sont ensuite dirigées vers une consoeur, auprès de laquelle il nous semble plus facile pour elles de confier leur vie ».

Grâce à leurs compétences, leur grande connaissance du terrain, leur sensibilité et leur expertise acquises au contact des citoyens, leur rôle de conseils et leur connaissance du monde juridique, les femmes huissiers de justice sont à même de proposer des prestations ciblées, sur mesure pour les femmes suivies dans les associations régionales et locales de la FNSF.

5 000 actes gratuits sont ainsi proposés :

* Retranscription de SMS et de mails (mot pour mot) avec la rédaction de procès-verbaux,

* Constats de violences ou de dégradation de domicile conjugal,

* Recouvrement de pensions alimentaires,

* Constat de non présentation d’enfants à l’issue d’un droit de visite ou de vacances,

* Sommation de restitution de documents administratifs,

* Délivrance des documents nécessaires aux procédures d’urgence (assignation à jour fixe pour les OP et citations en référé, …) en attendant l’Aide Juridictionnelle.

Ces actes, permettront d’apporter des preuves susceptibles de confondre les auteurs de violences commises à l’encontre des femmes et de faire exécuter des actes et décisions de justice rendues à leur profit.

A propos de Maître Astrid Desagneaux 
Maître Astrid Desagneaux est Présidente de l’Association Femmes Huissiers de Justice – Présidente déléguée de la Fédération Femmes Administrateurs 

Laurence Comte-Arassus : « Données de santé : plaidoyer pour une plateforme de la confiance » (Les Echos, 31 janvier 2019)

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Données de santé : plaidoyer pour une plateforme de la confiance

2019 sera-t-elle l’année des données de santé ? La future loi de santé doit marquer une nouvelle étape dans l’ambition de placer la France à l’avant-garde du numérique en santé.

Si le pays peut déjà compter sur des bases médico-administratives solides – qu’il s’agisse de la base de données hospitalières (PMSI) ou de celle de l’Assurance Maladie (SNIIRAM) – et, depuis 2016, sur le Système National des Données de Santé (SNDS), il faut aller plus loin. En effet, la constitution de bases de données robustes est un enjeu majeur pour la santé de demain. Du diagnostic au suivi à long terme, les algorithmes et l’intelligence artificielle tiennent un rôle de plus en plus important dans la prise en charge des patients et ont besoin, pour être fiables, de données nombreuses et de qualité.

Oui, la France peut devenir un leader mondial dans l’utilisation des données de santé au service de l’innovation si elle coconstruit cette ambition avec le savoir-faire de l’ensemble des acteurs du secteur de la santé.Les dispositifs médicaux connectés, par leur capacité à collecter des données de santé en vie réelle, vont largement y contribuer. Mais à quoi bon collecter des données si ce n’est pour mettre ce patrimoine commun au service de la recherche, des professionnels de santé, de la puissance publique, des citoyens et des industries de santé parmi lesquelles nos nombreuses start-up françaises ?

Ainsi, l’ambition de faire de la France un leader mondial en matière de données de santé est possible si l’on parvient à concilier les trois éléments majeurs que sont la collecte, le traitement et l’accès aux données de santé avec le temps de l’innovation et, plus particulièrement, celui des dispositifs médicaux, caractérisés par des cycles d’innovation courts de l’ordre de 3 à 4 ans.

Contribuer collectivement à la qualité du SNDS

La Plateforme des Données de Santé, qui devrait se substituer à l’Institut National des Données de Santé (INDS) dans la future loi, devrait permettre d’élargir le champ des données collectées à l’ensemble des données recueillies par les hébergeurs de données de santé que peuvent être les industries du secteur.Cette évolution aurait pour conséquence d’enrichir ce bien commun que représente le SNDS en ouvrant plus largement la porte aux données de santé en vie réelle.

Des garde-fous renforcés pour garantir le caractère non identifiant desdonnées

Au-delà de l’élargissement du périmètre de collecte, le traitement des données s’inscrit dans un cadre où la protection de la vie privée se trouve renforcée, qu’il s’agisse du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) ou de la nouvelle exigence de certification des hébergeurs de données de santé mise en place par l’ASIP Santé depuis le 1erjanvier. Il est à cet égard important, dans ce même souci de concordance des temps, de permettre davantage de prévisibilité quant aux délais nécessaires à l’obtention de cette certification qui doit pouvoir être anticipée par les potentiels hébergeurs,afin de ne pas freiner le déploiement des solutions qui permettront d’alimenter le SNDS en données non identifiantes car pseudonymisées de façon systématique et irréversible.

Pour un accès libre adossé à un contrôle fort

Les conditions de collecte et de traitement des données de santé doivent guider les conditions d’accès dont dépend aussi directement l’ambition du SNDS. Les industries de santé sont par exemple soumises à des dispositions spécifiques et doivent passer par un tiers pour accéder à une extraction de la base. Alors que les hébergeurs vont contribuer à la vitalité du système, alors que les mesures garantissant la non identification ont été renforcées et alors que les demandes d’accès vont augmenter de manière exponentielle – ce qui serait un marqueur du rôle central et incontournable pris par le SNDS – les conditions d’accès devront nécessairement évoluer.

L’accès partiel et contrôlé a priori, consommateur de temps et de moyens, établit une contrainte qui, au regard de ces évolutions et du besoin de concordance des temps, peut légitimement être questionnée. Si l’on veut aller au bout de l’ambition, il faut poser la question d’un accès libre. Un accès libre mais traçable, afin d’effectuer des contrôles a posteriorisur les requêtes effectuées et permettre de sanctionner – durement – ceux des acteurs qui contreviendraient à l’intérêt public. Un accès libre qui n’exonère pas de rendre des comptes, à l’instar de ce qui est d’ores et déjà demandé en matière de publication des résultats des études.

La Plateforme des données de santé ne peut pas avoir de fondations plus solides que celles de la confiance. La discussion de la future loi de santé doit donc aussi permettre de questionner le passage d’un contrôle de l’accès a priorià un contrôle a posteriori, le premier créant d’emblée une forme de défiance là où le second repose sur la confiance, cette dernière n’excluant pas pour autant le contrôle.

Laurence Comte-Arassus, Présidente Medtronic France